Les années 50 et 60 aux États-Unis sont reconnues comme ayant été cruciales dans l’éveil d’un nouveau mouvement afro-américain. En 1954, la ségrégation dans les écoles devint illégale. En 1955, le premier décembre, Rosa Parks refusa de donner son siège dans un autobus public. Cet acte non-violent de protestation est dans la mémoire de tous. Dans ces années, le gouvernement fédéral commença à comprendre qu’il avait le pouvoir de changer les choses. Surtout, qu’il devait changer les choses.  Lorsque John F. Kennedy se présenta pour les élections, il promit de détruire la discrimination « avec un seul trait de crayon ». Il promettait ainsi de nombreux droits aux afro-américains. Il gagna les élections, mais ne fit rien. Les gens, déconcertés, ne savaient que faire.

« Vous manque-t-il un crayon, monsieur le Président ? En voici un ! »

C’est ainsi que des activistes se mirent à envoyer des crayons au Président Kennedy. John F. Kennedy avait des milliers de crayons*, mais pas suffisamment de volonté. En fait, en faisant cela, il avait peur que le parti démocratique ne se séparent en deux. Ces crayons existent encore dans les archives puisqu’ils font partis de l’histoire du pays.

C’est après la mort de John F. Kennedy, en 1964, que le nouveau président Johnson pris un crayon. Il signa le civil right act ainsi que le voting right act cette année là. Il signa avec 72 crayons et en donna un à Martin Luther King**

*source: Mayer, R. Kenneth. With the Stroke of a Pen : Executive Orders and Presidential Power ( Princeton, New Jersey: Princeton University Press, 2001, ) p. 8.

**Williams, Juan. « The 1964 Civil Rights Act: Then and Now, » Human Rights, vol. 31 no. 3 (Summer 2004), pp. 6-8, 15 Published by: American Bar Association Stable URL: http://www.jstor.org/stable/27880435